Fonctionnaires hospitaliers : 5 conseils pour bien préparer sa retraite

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Publié le : 21 décembre 20216 mins de lecture

Le moment de prendre sa retraite n’est pas encore arrivé, mais il convient d’y penser. En effet, ce n’est pas après le pot de départ organisé par les collègues qu’il faut vérifier sa trésorerie ! La fin de carrière d’un agent hospitalier se prépare et cela passe par la compréhension des conditions à remplir. Durée de cotisation, statut de l’agent, ancienneté, sont autant de paramètres à considérer. Voici cinq conseils pour préparer sa retraite quand on est fonctionnaire hospitalier.

1. Le calcul de la pension retraite des fonctionnaires hospitaliers

Afin de bien préparer sa retraite, il est important de se prémunir d’une calculatrice pour faire le point. Par ailleurs, vous ne pouvez pas espérer trouver sur Internet un montant précis qui indiquerait une fourchette de prix. Le parcours professionnel de chaque fonctionnaire hospitalier est unique, ce qui signifie que la somme déterminée ne sera pas la même pour vous et pour votre collègue. La retraite des hospitaliers repose sur une formule simple : il faut multiplier 75 % par les six derniers mois d’activité et un certain nombre de trimestres, selon le taux de cotisation fixé. Les conditions sont strictes à ce sujet, car le fonctionnaire doit avoir validé entre 167 et 172 trimestres d’assurance retraite s’il souhaite percevoir sa pension retraite à taux plein. Pour calculer sa retraite, il convient également de renseigner les bonifications et les majorations liées à la naissance des enfants.

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2. L’âge d’ouverture des droits dans la fonction publique hospitalière

Les fonctionnaires hospitaliers bénéficient d’un statut particulier qui les distingue en deux catégories. Certains professionnels seront classés dans la catégorie « sédentaire » tandis que d’autres seront dans la catégorie « active ». Les premiers peuvent prendre leur retraite à l’âge de 62 ans. Les deuxièmes, en raison du risque particulier lié à leur métier, peuvent partir à l’âge de 57 ans. Il s’agit par exemple des sages-femmes ou des aides-soignants. Néanmoins, peu importe la catégorie à laquelle il appartient. Le fonctionnaire hospitalier doit avoir validé son nombre de trimestres en fonction de son profil. C’est à partir du moment où l’âge légal a été atteint que la retraite à taux plein peut être perçue. Pour plus d’informations, le relevé de carrière est un document à réclamer : il précise les droits à la retraite de chacun.

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3. L’importance de l’estimation de la retraite de base

Le fonctionnaire hospitalier doit se préparer à une baisse de ses revenus et à faire des économies, c’est pourquoi il est essentiel pour lui de se renseigner correctement sur ce sujet. Cette diminution des ressources tourne autour des 30 %. Ainsi, l’assurance maladie prévient que cet écart est loin d’être négligeable et conseille à chaque pré-retraité d’utiliser un simulateur de retraite. Cet outil mis à disposition par la Complémentaire Retraite des Hospitaliers estime le montant de la future pension retraite de base. L’agent devra déclarer combien d’enfants il a à sa charge, s’il est titulaire ou contractuel, en quelle année il a commencé à travailler, s’il fait partie de la catégorie sédentaire ou active et son traitement indiciaire brut. Le fonctionnaire saura aussi combien de trimestres il lui restera à valider ou la hauteur des prélèvements sociaux.

4. La cotisation éventuelle pour une complémentaire retraite

Est-ce qu’un professionnel de la fonction publique devrait cotiser pour un régime de retraite complémentaire alors que son noble parcours lui permet de cumuler ses trimestres d’assurance retraite ? La réponse est positive. La Complémentaire Retraite des Hospitaliers permet notamment d’éviter de subir de plein fouet la baisse de salaire annuel. Même en cotisant pour une pension retraite à taux plein, le fonctionnaire hospitalier peut être mis en difficulté financièrement parlant si certaines mesures ne sont pas prises. Dès lors, il peut choisir de cotiser pour une épargne retraite afin de préparer son départ. C’est un complément de retraite qui s’ajoute à la pension de base. Il y a par ailleurs des avantages fiscaux à la clé, car cette épargne est déductible des impôts.

5. La possibilité de demander une retraite anticipée pour un agent hospitalier

Un fonctionnaire hospitalier n’est pas obligé d’atteindre l’âge légal pour demander sa retraite. Tout du moins, il existe cinq cas précis pour lesquels il est autorisé à se retirer et à profiter de sa pension. Cela concerne le secteur public si :

  • l’agent hospitalier a une longue carrière derrière lui ;
  • l’agent souffre d’une maladie qui l’empêche d’exercer correctement son métier ;
  • l’agent est handicapé ;
  • l’agent a à sa charge un enfant lourdement handicapé ;
  • l’agent a élevé au moins trois enfants (mais cette condition ne s’applique quasiment plus).

Une fois la demande acceptée, le fonctionnaire touche sa pension et les exonérations sont prises en compte. Là encore, il vaut mieux anticiper ce départ et assurer ses arrières en cotisant à hauteur de ses moyens financiers.

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